Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 04:21

A l’occasion de la 2.500e greffe de foie et en pleine restructuration du système de santé français, le chef de l’Etat a effectué un déplacement sous contrôle dans le Val-de-Marne. Une visite « de tous les dangers » à laquelle France-Soir a participé.

Midi : Villejuif est prise d’assaut par les forces de sécurité, en tenue ou en civil. Les agents sont déployés à chaque carrefour, à la sortie des commerces et près des bouches de métro. L’entrée de l’hôpital est occupée par les syndicalistes aux blouses blanches qui scandent des slogans stipulant le retrait de la loi Hôpital. Ils attendent de pied ferme le chef de l’Etat, mais ce dernier a préféré passer par l’entrée « livraisons » située à l’arrière du centre hospitalier. Dans les allées du centre hospitalier, les médecins et les infirmières patientent. Certains sont excédés : « Cela fait trois jours que nous ne pouvions pas venir travailler en voiture. La cour est fermée et les patients sont déposés à l’entrée. Ce n’est pas très pratique ! »

12 h 05
 : A l’autre bout du site, Nicolas Sarkozy passe d’une chambre à l’autre. Il trouve les mots, les gestes pour réconforter les patients et rassurer les personnels. Il ne peut pas voir tout le monde, le temps presse, mais Roselyne Bachelot, regard vif et dents serrées, assure le « service après-vente » auprès des malades. Le bâtiment est calme, le hall d’accueil presque désert. Seuls les invités d’honneur, certains malades et une partie du personnel soignant assistent à l’inauguration de la statue commémorative. Les autres sont à l’extérieur. Un groupe d’aides-soignantes fument tranquillement leurs cigarettes sous le soleil, invité surprise de cette fin de matinée : « Tout le monde a été mis dehors. On peut dire merci Monsieur le Président, aujourd’hui on a une pause obligatoire de deux heures ! »

Il est 13 heures, Nicolas Sarkozy rejoint le pupitre pour prononcer un discours au cours duquel il a décidé à la dernière minute de revenir sur la polémique de la veille au sujet du coût de cette visite présidentielle qui s’explique par l’importance du dispositif policier nécessaire. « J’ai beaucoup de peine pour ceux qui font des polémiques, ils doivent être si malheureux dans leur vie qu’ils ne comprennent pas les enjeux. » Une phrase bien sentie en guise de « clap » de fin.

source:www.francesoir.fr

Partager cet article

Repost 0
Published by ABDALLAH CHIDI DJORKODEI - dans ACTUALITE
commenter cet article

commentaires