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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 14:37



L’opposition armée semble se reveiller de son profond sommeil dû à la piqure de la mouche tsé tsé à Am-dam en mai dernier. Entretemps, N’djamena  appuyé par la mafia française adopte une position qui favorise la reprise imminente des hostilités.

Après
le regroupement des troupes à Kari Yiri, Amdjaress au Nord Est et Saraf Bourkou au Sud Est, Idriss Deby voudrait non seulement prendre en tenailles les rebelles basés tout au long de la frontière orientale du pays mais plutôt lancer une offensive d’envergure contre le Soudan dans le but de créer des troubles et des cafouillages afin de permettre au M.J.E de Khalil Ibrahim de rééditer un second raid sur la capitale soudanaise.

Cette opération  qui a été conçue pendant le récent séjour du dictateur à Amdjaress serait l’œuvre des agents de la DGSE qui se trouvaient dans cette région sous le manteau de soldats de la MINURCAT. D’importants dispositifs techniques et technologiques en matière de téléguidage et d’interception d’écoute ont été méticuleusement installés par des techniciens israeliens et français.
Cette fois-ci, les agresseurs du pouvoir de Khartoum semblent mieux préparés pour aller loin. Un officier tchadien fait prisonnier, la semaine dernière, lors d’un affronetment entre l’armée gouvernementale soudanaise et les rebelles du Darfour a confirmé les intentions machiaveliques de N’djamena  qui visent à allumer le feu partout où il lui semble bon afin de satisfaire les appetits expansionnistes de la France qui fait du sang tchadien son vin de table.

Récemment, deux barbouzes d
e la DGSE déguisés en soldats de la MINURCAT viennent de tomber entre les mains des rebelles tchadiens en patrouille. Ils auraient dû connaître un sort fatale n’eut été la prompte réation de la diplomatie française qui, depuis le Quai d’Orsée, a saisi les chefs rebelles pour demander le relaxe de ces deux espions en contre partie, la France cesserait de survoler les positions de la rebellion. Un tel arrangement ne peut se faire qu’à l’opposition tchadienne qui a perdu le courage de répliquer au mal français. Hèlas, les réflexes du colonisé qui la hantent toujours ne lui permettent pas de se départir de ce joug honteux pour agir en véritable progéniture du peuple indépendant.

Sur le terrain, l’heure est à la mobilisation. Les forces de la résistance affichent un moral supérieur à 60 degré Celsuis. Les derniers préparatifs prennent fin dans les jours qui viennent et cette fois-ci, le maître mot demeure «
 vaincre ou mourir ». L’état major a  donné les derniers consignes et les troupes sont prêtes à tailler en sandiwich l’énnemi  qui vadrouille entre Tiné et Amdjaress. Apparemment, les combattants sont déterminés à en finir une fois pour toute avec la dictature et ses mercenaires judéo-français. La libération du peuple en dépend !

C’est dans ce climat surchauffé que le président Timan Erdimi a choisi de convoquer à Hadjer Marfaîne la première session du conseil supérieur de la résistance, une sorte de parlement de la rébellion. Coïncidence de calendrie
r ou témérité politique, Erdimi souhaiterait ouvrir la boite de pandore. Il aura à défendre un bilan à mi-parcours et affronter les critiques non des moindres de ses détracteurs qui lui attribuaient l’entière responsabilité de l’echec de l’attaque d’Am-dam en mai dernier. Le débat sera donc houleux et la question de la réforme institutionnelle est sur toutes les lèvres car les textes de base de l’UFR rédigés à la hâte en décembre 2008 souffrent de graves anomalies. Il s’agit de :

--> le respect du principe universel de séparation des pouvoirs. A l’UFR, le bureau exécutif est aussi membre du conseil supérieur de la résistance. Un amalgame du genre ne favorise guère un travail serieux
puisque le conseil n’a pas le plein pouvoir de contrôler l’action de l’exécutif. Il y a donc une confiscation des pouvoirs ;


--> le nombre pléthorique des délégués et leurs adjoints dont la plupart ont le rôle de figurants
 ;


--> la représentativité des membres dans les instances de l’UFR qui obeït à la loi du nombre car les quotas ont été mal répartis entre les mouvements signataires du manifeste de l
’Union, sans accorder aucune place aux opposants indépendants, désirant adhérer à l’UFR à titre individuel.

Outre ces questions juridiques,
il y a la création des commissions qui ont parfois outrepassé les limites  en  effaçant carrement certains dépositaires des pouvoirs statutaires : c’est le cas de la commission logistique et finance, défense, communication, etc.

A cela s’ajoute aussi, des flagrants détournements des m
aigres ressources de l’Union par des camarades vereux n’ayant aucune notion sur l’orthodoxie financière.

Alors, au vu de tout cela , la
tâche ne sera donc pas facile pour les conseillers qui auront à diagnostiquer sans complaisance les maux qui minent l’UFR et décider s’il faudra changer ou non l’actuel directoire politique.

 

AHMAT YACOUB ADAM
Combattant de l’UFR

SOURCE: AMBENATNA

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Published by ABDALLAH CHIDI DJORKODEI - dans ACTUALITE
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