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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 04:56

 

hindalivre.jpgLe monde universitaire au Tchad est pris en otage depuis un certain temps par un lobby (Mahamat Youssouf, Malloum Soultane, Mahamat Barka, Hamdane Annadif) et piloté par Mahamat Ahmat Alhabo. Ce lobby vomis par tout le monde s’accroche par des intimidations et par une intense corruption aux ministres entrants en charge de l’enseignement supérieur. Une jeunesse tchadienne totalement sacrifiée.

Pour preuve, depuis 2006, il n y a pas eu trois années universitaires validées. Trop c’est trop. Pendant que les ponctures envoient leurs enfants étudiés à l’extérieur à coup des millions de francs CFA, ceux issus du milieu défavorisé sont totalement marginalisés par des années universitaires interminables. Pourquoi parle t-on du quinquina de la jeunesse ?  De qui se moque t-on réellement ? La jeunesse n’a-t-elle pas vécue pendant longtemps dans l’angoisse ? Après l’hécatombe du Bac 2011, on veut sacrifier le plus précieux de la nation, à savoir les jeunes. Pourquoi, le professeur agrégé Avocksouma a été combattu lorsqu’il a entrepris des vastes reformes à l’université. C’est par un coup d’éclat qu’Alfaroukh, son secrétaire d’Etat à l’époque le remplace. Il s’en suit le mépris des enseignants avec des phrases de type : « Je vais vous supprimer  vos salaires, vous allez connaître la galère et vous allez ramper pour venir négocier ». N’étant pas universitaire, car il est docteur vétérinaire et non docteur d’université (une différence de taille), sa défiance a occasionné toute une chaîne des années blanches.
Un autre arrogant et complexé Ahmat Taboye, car il n’est qu’un étudiant en DEA à l’université de Ouagadougou vient le remplacer. Très vite le lobby le cerne. Une nouvelle défiance commence avec les étudiants et les enseignants, bafouant du coup tous les textes régissant le monde universitaire. Des quotas par région sont instaurés pour le recrutement des étudiants dans les concours et les établissements de l’enseignement supérieur. Ce qui est contraire à la Constitution par le principe de l’égalité de chance entre les citoyens. Des maîtrisards sont nommés comme DG des institutions alors que les textes exigent le grade de professeur de rang A. De plus un professeur de rang A est mis à la disposition de la fonction publique et lui est interdit d’enseigner à l’université. De quel droit peut-il se permettre cela ? Combien des professeurs de rang A le Tchad dispose t-il ?  En plus, une vingtaine d’étudiants en 6ème ou 7ème année de médecine sont renvoyés dans des conditions très douteuses sans que personne ne mime mot. Quel gâchis pour le Tchad ? Voilà que Taboye et Alfaroukh sortent par la porte avant de revenir par la fenêtre, en se faisant nommer conseillers du président par Hinda Trebelsi. De quoi peuvent-ils réellement conseiller le chef si ce n’est de l’intoxication et des revanches à prendre sur les paisibles enseignants. N’oublions pas que Taboye est l’auteur« de la main sur le cœur ».

Hinda Trabelsi croît que c’est elle qui gouverne à la place du Chef l’Etat, car elle s’estime que le président est dans un état de faiblesse et d’incapacité sans elle. Cette dame, qui se croit plus qu’une vice présidente, gouverne le pays d’une main de fer ; plaçant ainsi tous ses proches sur des postes stratégiques et ne tirant aucune leçon de tout ce qui s’est pas passé en Tunisie ou en Egypte. Le président de la République doit prendre ses responsabilités. La solution du problème de l’enseignement supérieur, c’est le nécessaire retour aux affaires du professeur Avocksouma pour finir le travail entamé il y a de cela quelques années et sortir de l’ornière. Pourquoi, il n y a qu’eux à la charge du domaine de l’enseignement supérieur. Il est temps que cela change. L’avenir de toute une génération est ainsi compromis.

Au moment où aucun jeune diplômé quelques soient ses qualifications ou compétences ne peut espérer s’intégrer à la fonction publique, déjà étudié au Tchad devient un problématique. Tous les enfants intelligents du Tchad sont recrutés sur la base des concours par les institutions privées en place, car là au moins, il y a une justice et une équité de chance pour tout le monde. Le chef de l’Etat est plus qu’interpellé et doit agir avant qu’il ne soit trop tard.     
 
Samatcho Guanebang
Source: Ambenatna

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Published by ABDALLAH CHIDI DJORKODEI - dans TCHAD
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