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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 10:43

Coupe du Monde 2010, jour 18. La terrible nouvelle est tombée dans l'après-midi et évidemment, Escalettes s'est arrangé pour annoncer ça quelques minutes après la mise en ligne de PLWC, histoire de bien nous emmerder jusqu'au bout ! Du coup, je n'ai pas pu en parler dans le post précédent mais rassurez-vous, on va se rattraper et pas plus tard que maintenant... La première chose, c'est que ce départ n'est ni une grosse perte, ni une triste nouvelle.

Il serait bien commode de tout lui mettre sur le dos. Escalettes n'est pas l'unique responsable du désastre annoncé des Bleus et il a même à son actif deux dossiers majeurs qui sont de vraies réussites : la mise en oeuvre de mesures d'économie qui ont permis le redressement des comptes de la fédé (partis dans le cosmos depuis bien trop longtemps). Et l'obtention de l'Euro 2016, dont JPE a été l'un des grand artisans. Le choix de Laurent Blanc semble, a priori, être une bonne idée également (mais là aussi, les résultats parleront).

Mais à l'heure du bilan, le négatif l'emporte et pour une seule raison : sa gestion catastrophique de l'équipe de France depuis le fiasco (déjà) de l'Euro 2008. Les Bleus ne sont qu'une vitrine pour la FFF, mais cette vitrine conditionne tout et a des répercussions directes sur deux éléments très importants. 1. Le nombre de licenciés en France, en chute libre depuis trois ans. 2. L'image du foot français - et par extension, de la France - dans le Monde. Sur ces deux points, c'est la Bérézina.

Puisque JPE a tapé dans les métaphores marines en déclarant mardi dernier, après la défaite face à l'Afrique du Sud, que ce n'était pas son genre "d'abandonner le navire dans la tourmente", allons-y. Je veux bien jouer moi aussi. Car si le bateau bleu est effectivement à la dérive depuis deux ans, c'est bien sûr parce que le commandant (Domenech) avait lâché la barre, mais aussi parce que l'Amiral en chef (Escalettes, vous suivez toujours ?) n'a rien fait pour tenir le cap.

Cayzac, le successeur ?

Parti dans son délire marin, JPE s'est pris pour le commandant du Titanic en voulant sombrer, stoïque, avec son bâtiment. Et c'est là que l'analogie ne fonctionne plus. Car la vraie dignité, à sa place, aurait été de démissionner le soir même - allez, au pire le lendemain - de France-Afrique du Sud. Enfin, il s'en va et c'est déjà bien. Mais je ne suis pas certain que cette décision soit le fruit d'une réflexion et d'une remise en question profondes. Là, on a juste l'impression que c'est l'indignation générale, la pression populaire (et du gouvernement ? Non, pas le genre...) qui dicté la conduite de l'ancien prof d'anglais.

Ce qui sûr, c'est que la logique sportive, celle des résultats, la seule qui compte finalement, l'a rattrapé. L'erreur originelle trouve sa source en 2008, lorsque le conseil fédéral, Escalettes en tête, a reconduit Domenech en annonçant qu'il serait mis sous tutelle et que la com' allait radicalement changer. On sait tous aujourd'hui qu'il n'en a rien été. JPE s'est retrouvé spectateur et n'a rien fait pour secouer ou recadrer le sélectionneur lorsque c'était nécessaire.

En annonçant sa démission - qui sera entérinée vendredi lors du Conseil Fédéral - le successeur de Claude Simonet (vous vous souvenez, l'amateur de pinard ?) sauve la face. Mais si ce départ va calmer un peu l'opinion, il laisse la place à une question aujourd'hui sans réponse : après avoir vivement conseillé à JPE de conserver Domenech en 2008, Houllier et Le Graët vont-ils aux aussi assumer et démissionner ? Une dernière chose à ce sujet, et c'est tout chaud : on vient de me glisser le nom d'Alain Cayzac pour la  présidence de la FFF...

Chi va piano...

Et ben voilà, on le tient ce quart de finale Brésil-Pays-Bas ! Sur le papier, ça aussi c'est alléchant. Sur le papier. Parce que si l'on se fie à ce qu'on a vu des deux équipes sur le terrain lors des 8e, pas sûr que cette affiche tienne ses promesses. Les Néerlandais l'ont joué pépère face à la Slovaquie et auraient même pu se faire avoir sur la fin si Stekelenburg n'avait pas sauvé son équipe à deux reprises, dont un face-à-face avec Vittek.

Pourquoi un tel attentisme pour une sélection qui a, historiquement, toujours joué l'attaque ? Peut-être parce que cette même sélection, si elle a marqué l'histoire la Coupe du Monde, ne l'a jamais remporté. Les Hollandais sont souvent brillantissimes et collent des roustes à tout le monde en poule avant de prendre le melon et de sortir ensuite lors de la deuxième phase. Cette arrogance les a desservis par le passé et c'est peut-être pour ça que l'équipe de Van Marwick se jette moins vers l'avant et avance prudemment dans ce tournoi. Chi va piano...

Pourquoi pas. Mais en quart, il faudra montrer autre chose pour sortir le Brésil, qui est mon grand favori depuis le début de la compétition. Sans être brillante, sans forcer, la Seleçao a corrigé le Chili en donnant l'impression de ne jamais avoir à puiser dans ses réserves. Avec une mention spéciale à Maicon, qui est juste un monstre, tant offensivement que défensivement. Cette équipe a une telle marge que je ne vois pas qui, à l'heure où je rédige ce post, pourrait lui barrer la route d'une 6e titre planétaire...

Pierrot 

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Published by ABDALLAH CHIDI DJORKODEI - dans ACTUALITE
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