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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 01:21

Dans toutes les grandes villes du Maroc, les participants à la manifestation de protestions, dimanche 20 février, scandaient : « Le peuple rejette la Constitution », en réclamant des réformes politiques, la démission du gouvernement et la dissolution du parlement marocain.

Environ 3000 jeunes marocains ont participé à la marche à Rabat et à Casablanca, deux plus grandes villes du Maroc, répondant à l' appel lancé par le mouvement Jeunesse du Facebook. Les deux manifestions ont été encadrées par une vingtaine d'association civile et des droits de l'Homme au Maroc, dont l'Association marocaine des droits humains, la jeunesse du mouvement islamiste Justice et bienfaisance (mouvement interdit) et quelques partis de la gauche marocaine comme le parti d'Annahj Addimocrati, le Parti Socialiste unifié, le Parti de l'Avant-garde Socialiste démocratique et le Parti du Congrès Ittihadi. Plusieurs villes du Royaume ont également connu des manifestations similaires.

A Rabat, capitale du Maroc, environ 3000 personnes se sont rassemblées, Place Bab El Had à Rabat, selon les organisateurs. Sur la place Mohammed V, devant la Wilaya du Grand Casablanca, capitale économique du Maroc, le nombre des manifestants a atteint 2.000 personnes, selon les organisateurs. La présence des forces de l'ordre est restée discrète. Aucun incident majeur n'avait été signalé durant la manifestation. «Le peuple rejette la Constitution», scandaient les protestataires qui demandent également le départ du Premier ministre marocain, Abbas El Fassi. Ils disent avoir constaté «la persistance des violations des droits civiques et politiques, économiques, sociaux et culturels, qui ont toujours étaient les réactions envers les mouvements de protestation au Maroc pour exiger le respect des droits des libertés et l'amélioration des conditions sociales du peuple marocain».

Selon les observateurs, la non adhésion d'un grand nombre de protestataires s'explique par l'appel lancé samedi, par des jeunes du «mouvement liberté et démocratie maintenant» au Maroc, qui ont annoncé ne pas participer à cette manifestation. Le mouvement a motivé cette décision par quatre raisons à savoir «les tentatives de groupes religieux et de la gauche radicale à exploiter les événements internationaux pour orienter cette manifestation vers les luttes confessionnelles et idéologiques au lieu de s'unifier autour des besoins de la société marocaine en réforme sereine dans le cadre de la stabilité et de la cohabitation».

Pour sa part, le Cercle des Jeunes Démocrates Marocains (CJDM), à l'instar de plusieurs partis politiques et d'organisations de la société civile marocaine, n'a également pas participé pas aux manifestations du dimanche 20 février. Répondant lors d'un point de presse à l'issue du conseil de gouvernement à une question sur les revendications d'un groupe de jeunes qui appellent via internet à organiser dimanche prochain des manifestations de protestation, le ministre marocain de la Communication, porte- parole du gouvernement, Khalid Naciri, a indiqué que «personne ne doute de la légalité des revendications économiques, sociales et politiques de ces jeunes».

«Nous allons écouter ces revendications et veiller à leur satisfaction pour montrer que nous ne nous contentons pas de rester à l'écoute mais que nous sommes en train d'y trouver des solutions dans le cadre d'un partenariat constructif pour édifier cette société de justice sociale et de démocratie vivante en perpétuel mouvement», a-t-il souligné.

Source: xinhua

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Published by ABDALLAH CHIDI DJORKODEI - dans ACTUALITE
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