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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 03:18

 

 

Jadis, tyrannisé, dépouillé de ses biens par les razzias et les guerriers,

Obéissant aux bradeurs acceptant de vivre et reniant la dignité,

Le tyrannisé est assujetti aux impôts et autres taxes forcés,

Confondant par frayeur, autocrate et colon, acceptant la tête baissée,

Payant le peu de sa subsistance, pour éviter d’être humilié,

Le tyrannisé oublie l’honneur et s’accroupit dans la pauvreté,

La paix, la paix, protège la famille, abat l’honneur et la dignité,

Esquive la fierté du pays et l’organisation de la communauté,

Le tyrannisé cherche la paix pour nourrir ses enfants dans la gaieté,

 

Avant-hier, l’opprimé entend les autres, parlerde l’indépendance,

Sans rien comprendre, accepte la vraie dépendance,

A l’occasion, l’opprimé et les siens sont obligés d’entrer dans la danse

Toujours ignorant de l’importance de l’école des blancs et de l’indépendance,

Il se réfugie dans son état primaire et s’enfonce dans la semence,

Les oppresseurs regardent avec bouffonnerie et se plaisent de l’ignorance,

Rien de changé, fouet et humiliation font la cadence,

Indépendance, égale aux colons noir-blanc remplacés,

L’opprimé se livre au service des nouveaux maîtres bouleversés,

Il n’a de fierté que la fertilité du lit qui fait naître des enfants régressé,

Les minorités règnent, exploitent les pauvres et prospectent des descendances civilisées

L’opprimé et les siens, longtemps dissipé dans l’esprit, ne récoltent que l’ignorance,

Les enfants opprimés ne savent que confectionner le travail du père esquissé,

Quelques uns s’échappent laborieusement et se lacent à être justicier  Cherchent à corriger à tout prix cette évidente pour une évidence,

L’opprimé ne comprend toujours rien de cette circonstance,

Enfin, les enfants des tyrannisés se gèrent dans l’air de la contingence,

 

Hier, le soumis entend parler de la démocratie, la liberté de s’exprimer,

Il ne croit plus à ce trop de liberté, c’est toujours un système pour le piéger,

Le soumis ne croit pas à l’explication des siens, croyant toujours le dérober,

Les enfants des soumis échappés par adversité,

Cherchent à agripper l’oiseau blanc envolé

Les minorités rapaces suivent le rang de la démocratie sans vouloir l’appliquer,

Mettant au pouvoir des connivences pour mieux barricader,

Cherchent à maintenir les opprimés dans la galéjade et l’obscurité,

Faire comprendre le changement aux assujettis est pénible et malaisé

Comme donner la liberté à une faune battue et dressée,

Le soumis accepte sa situation qu’il la compare toujours au passé,

Les contraignants font la fortune sur le dos des contribuables lésés,

Cette fortune utilisée pour asseoir aussi longtemps le pouvoir volé,

Le soumis et les siens ignorent toujours les milliards du trésor pillés,

Il trouve sa fierté par le gain du travail ardent de la journée,

Il est comblé de sa boule de maïs, du mil, du sorgho, sans fouiller la réalité,

Le soumis toujours asservi par des systèmes de domination bien orchestrés,

S’étouffe, s’épuise en hochant la tête pour dire toujours ayéé!

Hélas, hélas pour toi, tes enfants sont dans le sentier de la Faculté,

Ils prennent les armes et s’expriment pour la liberté,

Pour alibi, l’injustice, le despotisme, le racisme, ces maux sont alertés,

Les raison de changer le régime pour le meilleur sontaffichées,

Sans préparation ni remèdes les jeunes s’agitent et la guerre est annoncée.

Les injures accablantes et démesurées sont lancées vers les aînés,

La danse commence, avec des évènements malheureux bien cadencés,

Au prix de la destruction, de pillages et des milliers de morts regrettés,

Tes enfants arrivent au pouvoir sans programme, mal préparés et murés,

En révolutionnaires affamés et fatigués,

Ils n’ont aucun plan ordonné,

S’associent avec des vautours moines du Pyrénées,

Fascinés par les banalités,

Tes enfants lèchent le miel pratique, et très vite le passé est oublié,

Pauvre soumis, tes enfants oublient les calamités répétées,

Ils sont vêtus en costume de monarques et noir blanc, ils sont changés,

 

Aujourd’hui la démocratie n’est qu’une logique d’égalité,

Elle sert pour longtemps comme soupape d’arrivée,

Les élections ne seront favorables qu’aux fortunés,

Les urnes font plaire et distraire le peuple dominé,

L’encre indélébile est une tache qui augmente l’injure de la pauvreté,

Tout finira par des bordereaux manipulés par un système informatisé,

Dominé vaut mieux fermer, et ne pas déchiffrer la démocratie voilée,

La démocratie fait perdre une journée de ta recherche d’un pain mérité,

Dominé, tes enfants sont dans le système, oubliescette démocratie barricadée,

Tes enfants croquent la soucoupe sans laisser la miette aux héritiers,

La joie de vivre éblouit à l’aide du denier public confondu au grenier privé,

Ils sont pires que les écartés

Qui ont acceptés toutes les humiliations essuyées

Poursuis la paix et nourris tes enfants mineurs, le chemin est compliqué,

Mieux, mieux vaut attendre le lendemain

Et que tu ne comprennes rien,

Même ceux qui comprennent sont consternés.

 

Demain, l’espoir du pays sera sauvé grâce aux enfants éveillés,

L’espoir naîtra si l’éthique de la société et des mœurs sont retrouvées,

Le pays ne sera plus un butin partagé avec des enfants mal éduqués,

Le patrimoine et les ressources naturelles seront bien protégés,

L’économie non marchande sera bien distribuée,

Le choix des Hommes sera basé sur la connaissance et l’intégrité,

Ceux qui dirigeront le pays seront toujours bien vénérés,

Un peuple ardent du travail, recevra son dirigeant avec fierté,

La paix, la paix, les souhaits du peuple seront coiffés par la sécurité,

Le pays sera le bijou envié et prospère de la CEMAC intégrée,

Le tyrannisé, l’opprimé, le soumis, le dominé,

La guerre, ne seront que des mots vains d’une vieille histoire révisée

 

Béchir Ali MEDELLAH

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Published by ABDALLAH CHIDI DJORKODEI - dans ACTUALITE
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