Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 09:18

djimi.jpg

Je n’ai nullement l’intention de cautionner ou de porter le moindre jugement, à travers les écrits qui suivent, sur le rôle néfaste et dévastateur joué par les colonisateurs au Tchad. Moins encore de me transformer en diseur des faits historiques de la colonisation Française dans le BET, plus précisément dans la région de l’ENNEDI. Mais pour des considérations éthiques - et surtout dans le souci du strict respect de la mémoire collective -  j’ai décidé d’apporter en guise de contribution à celle-ci, un récit authentique de faits réels, authentiques et vérifiables qui devraient réhabiliter la dignité et l’honneur bafoués de Al-Hadj Younouss Châteaux-Vieux (Paix à son Ame !) et de sa sœur, la vénérable Maïmouna Kebir, ayant été outrageusement souillés par un tissu d’infâmantes insanités très récemment ânonnés dans un article intitulé : « Tchad: Deby et Younousmi décorent par affinité et complaisance ! »   Publié le Lundi 10 janvier 2011 sur le blog Makaila.  

Comme cela fut le cas dans beaucoup de régions du TCHAD pendant la colonisation Française de 1900 à1915, certaines tribus et certains clans avaient refusé d'embrasser ou de se résigner à la colonisation à l'ENNEDI.

Dans le district militaire Français numéro 1 de FADA, les colons français avaient instaurée une impitoyable cour martiale devant laquelle étaient systématiquement traduits tous ceux des autochtones qui osaient refuser de se soumettre, ou tentaient de fuir à l’approche des maîtres blancs.

Pour tétaniser les populations, les colons français s’adonnaient à des rafles massives, allant jusqu’à traquer ceux qui se terraient dans les coins les plus cachés, guidés par des traitres locaux. Ceux qui avaient la malchance d’être arrêtés étaient ligotés, enfermés dans des enclos pour être exécutés par des hommes de main d’origine étrangère qui n’étaient autre que des Sénégalais.

Des Sénégalais qui procédaient à leur sale besogne à l’aide de coupes-coupes sur un terrain rocheux nommé – pour des raisons spirituelles -  « Mini-Allah » par les autochtones, à cause d'un événement mystérieux qui s'y était produit lors de l'exécution d'une personne : En effet, au moment où ces sinistres sénégalais s’affairaient à couper la tête d’un pauvre Tchadien,  de mystérieux et terrifiants bruits métalliques accompagnés d'un coup de tonnerre éclatèrent pendant plusieurs minutes,  plongeant les bourreaux dans une terrible panique. A vérifier !

Il faut dire que, au beau milieu de ce terrain, était creusé un trou dans lequel on avait planté un piquet en fer. C’était là que les suppliciés étaient attachés avant d’être pendus et égorgés, puis décapités à l’aide de coupes-coupes.

Chaque matin, un sinistre collier composé de têtes des suppliciés de la veille, liées sur une corde attachée entre deux arbres, était exhibé à l’attention des populations à l’entrée du camp militaire actuel de FADA.

Puis un jour, le barbare commandant de la région numéro 1 de FADA, auteur de ces terribles atrocités, le Commandant DUFOUR fut remplacé par le commandant Châteaux-Vieux.

Une mesure forte salutaire qui se trouva par ailleurs accompagnée par un décret abolissant la cour martiale.

Dès la prise de fonctions du nouveau commandant, celui-ci entreprit de faire le tour de son unité, et c’est ainsi qu’il réalisa l’existence de trois groupes de prisonniers dans les enclos érigés à « Mini-Allah » qui attendaient d'être exécutés d’un moment à l’autre. Il s'agissait en fait de ressortissants de trois groupes ethniques séparés :

·    Des bidéyates (Les Anna)

·    Des gaïda (En général)

·    Des mourdian (Appellation désignant tous les habitants de Mourdi)

Yousouf Djahakami faisait partie des personnes arrêtées et ligotées. Il était accusé de complicité, à cause de son oncle maternel Kerebeye-ini Abakoreï-Aza (Clan china), accusé pour sa part d’avoir tué l'un des sénégalais exécuteurs des prisonniers de « Mini-Allah ».

Après que le nouveau commandant – sous une chaleur accablante amplifiée par le rocher - eût fait le tour des deux premiers enclos contenant les prisonniers, et arrivant au troisième, Il s'arrêta devant Yousouf Djahakami.

D'après les récits transmis oralement jusqu’à nos jours, et tels que contés par certains de nos grands parents ayant vécu cette époque – des grands parents d’ailleurs tous éteints vers la fin du 20é ou au début du 21é siècles à l’âge de 90 ou 100 ans – il se dit que Yousouf Djahakami, était un homme très beau, d’une beauté semblable à celle du chef du canton Sougouma Guinassimi.

Mais il se dit aussi que Naguié, la fille de Yousouf Djahakami, tournait en pleurant autour de son père ligoté. Selon certains anciens qui avait vécu la scène, le commandant Château-Vieux tomba sous le charme de la beauté de la jeune fille en pleurs, et demanda séance tenante la main de Naguié contre la libération de tous les prisonniers.

Youssouf, malgré l’adversité et son état de condamné, s’irrita de cette demande peu commune, et prêt à mourir en martyr, cracha en direction de Château-Vieux en disant fièrement qu’il préférait mourir dans l’honneur, plutôt que d’accepter cette demande.

Il parait, en tout cas, selon le même récit, que tous les prisonniers – surpris par cette incroyable irréductibilité – se mirent à hurler en chœur, désespérés, et avec insistance : « Nous te la donnons ! Nous te la donnons ! Nous te la donnons ! ».

C’est alors que Yousouf Djahakami, changea d’avis et dit : « Si vous êtes tous unanimes, J'accepte votre décision ». C’est ainsi que tous ces condamnés à mort, que rien n’aurait pu soustraire de la mort, bénéficièrent de la grâce et de la liberté.

 Après leur libération, les Mourdian et les Bidéyates furent si contents qu’ils s’empressèrent d’offrir à leur tour deux de leurs plus belles filles au commandant Château-Vieux. Ainsi on pourrait dire sans craindre d'être contredit que le commandant Château-vieux se retrouva très vite polygame.

L’Histoire est là qui nous apprend que le commandant Château-Vieux pacifia sans brutalité excessive une grande partie de l'ENNEDI, réussissant même à négocier le retour d'une partie des gaïda, des mourdian et des bidéyates révoltés qui, dans une démarche de refus, avaient opté d'être attachés à l'empire des colonies anglaises du Soudan, en  promettant aux uns aux autres un cantonnât.

 L’Histoire spécifie aussi que seules deux des femmes de Château-vieux donnèrent naissance à des enfants, exception faite de la bidéyate.

Naguié avait donné naissance à un garçon du nom de Younouss. La femme Mourdian avait enfanté aussi un garçon du nom d’Issaï (Issa).

Le plus curieux dans toute cette histoire est que, contrairement aux autres Français s’étant lié à des Tchadiennes - qui donnaient des prénoms chrétiens à leurs enfants - le commandant Château-vieux, lui, avait donné des prénoms musulmans à tous ses enfants.

De même, Château-Vieux avait pris le soin d’acheter beaucoup de dromadaires à ses enfants avant qu'il ne soit remplacé.

Au premier enfant, Younouss, le commandant Français avait laissé un héritage de plusieurs dromadaires que l’on avait marqués par trois T renversés sur le coté gauche ; au deuxième enfant, Issaï, des dromadaires affublés de deux marques en forme de deux T renversés. Et au troisième enfant, une fille, Haramalla, des dromadaires marqués d’un seul T renversé sur le même côté.  

Autre chose d’absolument énigmatique : il parait, selon la même histoire orale préservée jusqu’à nos jours, que Château-vieux aurait demandé qu'on ne scolarisât pas ses enfants après son départ du Tchad. Pourquoi ? Personne n’en sait !

Toutefois, Younouss fût le premier chef du district de Fada au lendemain de l'indépendance du Tchad, puis responsable médical de l’hôpital de cette localité - qu'il me soit permis ici de lui rendre hommage pour les services rendus à la population.

Après le départ définitif de commandant Château-vieux de Fada, Naguié Youssouf Djahaka fût remariée à Kebir Tchonayemi (Clan Howoudé). Et quelques années plus tard, donna naissance à trois enfants :

-          Boloki Kebir Tchonayemi

-          Abdallah Alias molli Teguess Kebir Tchonyemi

-          Maïmouna Kebir Tchonayedo

 

Plus tard, Wardougou Habirti Assoungomi fit partie des premiers Goumiers (Garde Nomade) recrutés par les Français au BET, épousa Maïmouna Kebir.

Après l'indépendance du TCHAD, vers les années 1967, Wardougou Habirti Assoungomi fût admis à prendre sa retraite de la Garde Nomade.  

Par la suite, il fut désigné comme responsable des représentants des assesseurs des Cantons de l'ENNEDI jusqu’en 1990, avant d’être remplacé par Harba Nowolé. Que les détracteurs sachent que son épouse légitime, n'avait pas besoin d'être une tresseuse de nattes, ou moins encore une call-girl pour vivre.

C’est donc à ces maints égards que j’affirme, en prenant l’Histoire à témoin, que Hadjer Maïmouna Kebir Tchonaye n'est pas une femme politique. C’est pour cela qu’il serait juste et bon de ne pas le mêler – ou de l’insérer de force -  dans les mêlées politiques et politiciennes où les polémistes professionnels plongent sans vergogne tout le monde au Tchad.

Vous pouvez vous en prendre politiquement à tous ceux qui vous rendent la vie dure, impitoyablement, inhumainement et lâchement.  Mais nullement à de simples, honnêtes et respectables citoyennes.

J’ai dit !

 

Djimi ORDJO HEMICHI

3, impasse du Bouvreuil

45380 la chapelle saint-Mesmin

Orléans - France

Tel : 06 68 44 31 47

Partager cet article

Repost 0
Published by ABDALLAH CHIDI DJORKODEI - dans ACTUALITE
commenter cet article

commentaires

ennedien 30/01/2011 17:42



je te tire un chapeau cousin djimi, mais n'oublie pas que younousmi est brave homme et tout comme son fils Adoum.



koulou 28/01/2011 09:36



Ecoute Bechibo, si les les ignards n4ont droit a rien comment est ce que ton oncle Sebi a parvenu a etre general au tchad un innapte coe lui. Avec ses gros fesse qu'il creve en enfer.



Tchadoc 26/01/2011 14:02



Merci monsieur DJIMI d'avoir rapeler l'Histoire a cet haineux et impoli envers les morts de surcroit!


Monsieur taher bechibo, si la viande du chacal ou le lait d'ane te mank bein je suis desoler mais c'est pas en saffairant sur la famille CHATEAUVIEUX que tu pourras l'optenir. au lieu de raconter
des anneries il est preferable de t'occuper de tes etudes ou de ton boulot si toute fois tu as l'un d'entre les deux!


 



mmmm 26/01/2011 11:48



tellement retracé , et une  exellente recit