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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 19:47

Une étude des organismes de recherches relève des inquiétudes que pourraient avoir sur le mode de vie de la population locale, un projet de transfert des eaux de l'Oubangui, le principal affluent du fleuve Congo, au Chari, qui alimente la cuvette sud du lac.

 

En 50 ans, le Lac Tchad est passé de 20.000 km2 à 2.000 km2. Conséquences des sécheresses répétées et à la surexploitation des eaux pour l’irrigation et l’alimentation des villes. Les riverains ont profité de cette situation pour se lancer dans d’autres activités. Les pêcheurs et éleveurs sont devenus agriculteurs. Ils ont utilisé les sols humides et fertiles occasionnés par la sécheresse du Lac, pour y établir des cultures de maïs, de niébé, de riz, de sorgho et même de poivron. Ils ont ainsi délaissé la culture pluviale du mil sur les berges, devenue incertaine, au profit de ces nouvelles cultures, qui ne nécessitent ni irrigation, ni fertilisants.
Face à l’assèchement progressif du Lac, un projet international vise à empêcher sa totale disparition. Ce projet consiste en un transfert des eaux de l'Oubangui, le principal affluent du fleuve Congo, au Chari, qui alimente la cuvette sud du lac. Ce transfert fournirait un débit supplémentaire, supérieur à l’actuel débit du Chari. Le projet inquiète les organismes de recherche qui tirent la sonnette d’arme sur le changement que cela pourrait avoir à nouveau sur le mode de vie des populations riverains. Selon une étude menée par des experts des universités de Niamey, Maradi et Tahoua au Niger, du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS) et de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) en France, les populations locales se sont largement adaptées à la pluviométrie insuffisante pour leurs exploitations traditionnelles. «L'apport constant (en eau) envisagé (...) remettrait à nouveau profondément en question les systèmes de production et les modes de vie actuels des habitants», a noté l’étude.
Le Lac Tchad est exploité par le Niger, le Nigeria, le Tchad et le Cameroun. Il demeure une ressource vitale pour ces quatre pays riverains.
Christophe Koffi Noubouzan
Source: afreeknew 

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Published by ABDALLAH CHIDI DJORKODEI - dans TCHAD
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commentaires

Prof Avocksouma Djona 02/02/2012 10:33


Finalement, il semble que la grande inquiétude autour d'un projet de remise en eau dans le Lac Tchad ne concerne que les populations qui se seraient adaptées à la situation actuelle
caractérisée par la sécheresse permanente et l'assèchement des eaux du Lac. Je souhaiterais que les chercheurs intéressés pèsent le pour et le contre. Jusqu'à quand cette population sera
contente que ce précieux Lac disparaisse à jamais? Quels pourraient être les avantages et les inconvénients du nouveau projet s'il venait à être mis en oeuvre? Quels seraient les coûts de
l'option de ne rien faire? Je crois que le sujet est tellement vital qu'il ne faudrait pas se contenter de quelques affirmations vite reprises dans une étude qui serait, à mon avis, plus étoffée
que ce rapporte le journaliste Christophe Koffi Noubouzan. Merci.

Périmony 01/02/2012 19:37


A lire absolument, le projet de Jacques Cheminade qui sera candidat présidentielle en France : 
http://www.solidariteetprogres.org/Lac-Tchad-poumon-d-eau-et-vecteur-de-vie-economique-pour-l-Afrique_06917


Ainsi que mon article, à mon retour du Tchad en 2010 : http://www.solidariteetprogres.org/Des-Grands-projets-pour-sortir-de-la-tragedie-africaine-de-notre-envoye_07140