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LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.

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Pipeline Tchad-Cameroun : Ça carbure à Bélabo

Une récente descente d’une équipe de journalistes conduite par le Comité de pilotage et de suivi des pipelines a permis d’y voir plus clair.

Personnes pas sérieuses, s’abstenir de s’approcher ». On pouvait valablement déployer une telle enseigne à l’entrée de la station de pompage de Bélabo. Dans tous les cas, les près de 100 agents de sécurité qui y travaillent se font un devoir de ramener tout contrevenant sur le droit chemin. Deux d’entre eux, armés de détecteurs de métaux, passent les visiteurs au crible. Ici, la sécurité est de rigueur. Les explications de Guillaume Kwelle, directeur des relations publiques de la Cameroon Oil Transportation Company (COTCO), le confirment d’ailleurs. Tous les visiteurs ont droit à un briefing sur la sécurité dans la station de pompage et le long du pipeline Tchad Cameroun. La délégation de journalistes conduite par des responsables du Comité de pilotage et de suivi des pipe-lines (CPSP) n’y échappe pas. Nos hôtes nous expliquent par ailleurs que même les personnels de COTCO sont tenus de repasser par l’école de la sécurité une fois tous les ans. A la station de pompage de Bélabo, qui est considérée comme un site industriel de catégorie A, environ 226 personnes en sont concernées. Il en faut de la vigilance et de la rigueur, pour contrôler et assurer la maintenance des 890 kilomètres de pipe qui traversent le territoire camerounais, les deux stations de pompage de Dompta et Bélabo, la station de réduction de la pression de Kribi et le terminal flottant de stockage et de déchargement de Kribi. Pour cela, pas moins de 1 200 personnels, employés par COTCO et différents contractants sont nécessaires.

Nous apprenons en outre qu’en cinq ans d’exploitation du pipeline Tchad-Cameroun, 283 opérations d’enlèvement de brut ont déjà été réalisées au terminal flottant de Kribi. La cargaison moyenne étant de 950 000 barils par enlèvement, pour un ratio de 4 à 5 enlèvements par mois. Belle performance. Mais aussi, raison supplémentaire pour renforcer la sécurité et la gestion des risques. A COTCO, on affirme vouloir éviter l’incident de janvier 2007 à Kribi, lorsqu’un déversement accidentel avait été enregistré au terminal flottant. Bien que ce soit le seul hic du genre depuis le début de l’exploitation de cette structure, il est question d’éviter que de tels hiatus se multiplient. L’existence d’un système automatique de détection des fuites n’est pas une fierté isolée. Nous apprenons en outre qu’une surveillance aérienne de l’emprise est en œuvre de manière quasi permanente. De même, les employés sont constamment soumis à des exercices d’intervention d’urgence en cas d’incident. 136 du genre ont été organisés en 2007. De quoi rasséréner certains, qui vivent dans la hantise d’un drame.

Pour l’instant, l’enfant du pays contemple ce qu’il est advenu de l’environnement qu’il a connue depuis sa tendre enfance. Une barrière. En fait, des balises aux couleurs rouge et blanc, qui se tiennent par une chaîne. Derrière, une sorte de dénivellement déchire la forêt. La marque du pipe-line qui passe. Ignorant le long serpent d’acier enfoui à un mètre dans le sol, la nature petit à petit reprend ses droits. Timidement, des espèces végétales plutôt coriaces recouvrent les 30 mètres d’emprise du pipe. Au loin, trois crêtes surplombent la verdure. Une dernière image de la station de pompage de Bélabo. Et puis, l’impression d’avoir vécu un singulier retour au pays natal.

Serges Olivier OKOLE

Au cœur des villages du pipeline



Les localités traversées par le tuyau de fer ont aujourd’hui un nouveau visage. Celui de la prospérité

L’inscription sur le mur de la maison communautaire dit tout : « Le bijou des retombées du pipeline Tchad-Cameroun ». Nous sommes à Ndoumba Kanga, un tout nouveau « Eldorado », situé à environ 5 km de la ville de Bélabo, dans la province de l’Est. Le chahut d’une école voisine du bâtiment perturbe légèrement les échanges entre les délégués du Comité de pilotage et de suivi des pipelines, les responsables de COTCO et les populations du village. Vraiment pas de quoi contrarier la cinquantaine de personnes réunie dans la grande salle de la maison communautaire. Dans tous les cas, il y a tellement à gagner dans cette réunion que rien ne semble pouvoir déstabiliser le chef du village, François Bekali. Pour le dignitaire, la salle de classe toute neuve qui fait aujourd’hui la fierté du village est certainement un des plus gros bénéfices du passage du pipe-line Tchad-Cameroun dans son village. Pourtant, tout n’est pas rose. L’exécution des travaux de la source aménagée est loin d’être satisfaisante. Le contractant chargé de cette tâche ne fait visiblement pas l’unanimité, ni ici, encore moins a Bekala et Bélabo Village.

Athanase Adang, le chef de ce village ne cache pas sa déception. « COTCO a fait son travail, mais les gens choisis pour exécuter les travaux de certains ouvrages dans le village ne les ont pas achevés. La maison communautaire doit encore être équipée de canaux d’évacuation des eaux de ruissellement, et le dossier d’aménagement d’une source d’eau potable ou d’un forage reste pendant… » Pourtant aussi bien le chef que ses sujets apprécient à leur juste valeur les réalisations déjà faites. La maison communautaire, qui a coûté une environ 7 millions de francs abrite aujourd’hui les premier et deuxième niveau de l’école primaire du village. Ce qui a permis, avec l’appui d’une élite, d’avoir sur place une école à cycle complet. Depuis, plus besoin pour les enfants du village d’aller au centre ville de Bélabo, à plus de deux kilomètres. Bien plus loin de cette localité, Bekala fait aujourd’hui valoir un visage radieux.

Le village respire visiblement. Les maisons peintes en jaune, vert, bleu et autres couleurs chatoyantes lui donnent un aspect rieur. Alexandre Djana Tayou, le président du comité de développement du village raconte que grâce aux compensations individuelles, des habitants se sont acheté des voitures, ou construit de nouvelles maisons. De l’argent, ils en avaient suffisamment pour ce faire. Il est par exemple rapporté que l’abattage d’un arbre fruitier était compensé à environ 160 000 francs… Certains villageois s’étaient du coup retrouvés avec plusieurs dizaines de millions. Depuis lors, en dehors de quelques cuisines en terre battue, la brique de terre et le parpaing sont devenus rois. Finie l’époque des toits en natte, vive la tôle ondulée. Au milieu de ce joli bouquet, la rumeur d’une réunion de femmes appelle au calme. Elles sont en conclave dans la maison communautaire. Et même le jeune homme à la vindicte frôlant l’impertinence est contraint au calme. Ses revendications sont toutes compréhensibles, mais elles ont des explications toutes aussi fondées.
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D
Tchadiens, tchadiennes!veuillez reflechir,etudier,rechercher pour qu'on régle le plutôt possible la situation dans notre pays.En tant que patriote nous ne devons pas laisser notre pays se conduire vers la destabilisation,l'insecurité,et surtout la guerre.Nous devons chercher la paix et le developpement.merci de votre comprehension.
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