LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
Chaque année, l'Afrique perd quatre millions d'hectares de forêt, une régression plus de deux fois supérieure à celle connue en Amazonie, plus médiatisée. L'aridité, elle, progresse. Pourtant, les efforts réalisés ici ou là montrent des effets bénéfiques très nets. Pour faire le point et clairement montrer l'état des lieux, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) vient de produire un atlas très explicite.
Ce document de 400 pages a été présenté le 10 juin dernier par le Président d’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, à l’occasion de la Conférence Ministérielle Africaine de l'Environnement (CMAE).
Alors que l’attention était jusqu’ici retenue par les effets spectaculaires du réchauffement climatique, entre autres sur la fonte des glaces du Kilimandjaro, la baisse du niveau des eaux du lac Victoria ou l’assèchement du lac Tchad, le nouvel atlas met pour la première fois l’accent sur d’autres conséquences aussi visibles mais moins médiatisées jusqu’ici, photos satellites "avant" et "après" à l’appui.