Les rebelles tchadiens sont signalés dans la ville de Mangalmé. Il n'est pas exclu qu'ils arrivent à s'emparer de la ville d'Ati dans les heures qui suivent. Une autre colonne est signalée sur l'axe AmTimane et dont l'itinéraire du Sud n'est pas à écarter.
Les rebelles sont scindés en plusieurs groupes mobiles et coordonnent leurs déplacements.
Le nombre total des rebelles peut atteindre 12000 combattants. Parmi les mouvements très importants il y a l'UFCD du colonel Adouma Hassaballah forte d'environ sept mille hommes, l'AN du général Mahamat Nouri qui dispose d'environ cinq mille hommes mieux équipés que ceux de Hassaballah; le RFC de Timane Erdimi se compose d'environ deux milles avec un équipement lourd; le FPRN du colonel Adoum Yacoub avec un millier d'hommes très aguéris.
Si les rebelles s'entendent N'djamena serait tombée dans une semaine pour trois raisons:
1/ L'armée nationale tchadienne refuse de combattre et accuse le président tchadien de ne penser qu'à sa famille en tant de paix.
2/ La France s'inquiète du comportement bélliqueux du président tchadien qui refuse de s'ouvrir pour une paix sérieuse.
3/ Les pays arabes ont tourné le dos à Déby après l'attaque du MJE contre la capitale soudanaise.
Reste la Libye et Israël, deux alliés à Déby qui peuvent lui apporter un soutien au cas où il arrive à freiner l'avancée des rebelles.
Enfin, la capitale tchadienne est paniquée et plusieurs habitants commencent à quitter pour se réfugier à Kousseri au Cameroun.