LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
Le Tchad affirme avoir été attaqué hier par l'armée soudanaise à la frontière entre les deux pays alors que les rebelles, qui ont lancé une offensive le 11 juin, poursuivent leur guerre de mouvement dans un secteur proche. Le Tchad estime qu'en « faisant intervenir ouvertement son armée et ses moyens aériens, Khartoum jette le masque de l'agression contre notre pays ». Dans une allocution télévisée, le président tchadien, Idriss Deby Itno, avait par ailleurs déclaré lundi que son pays était « en droit de s'interroger sur l'efficacité » et « l'utilité » de la présence de l'Eufor (force européenne, dont la mission est de protéger les réfugiés du Darfour). Cette dernière se comporte « de manière stricte » et selon son mandat, a rétorqué hier le diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana.