LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
L’armée fidèle au sanguinaire Deby a vite fait de crier victoire. Le pire est à venir.
L’objectif des forces de l’Alliance Nationale n’est pas seulement de renverser le dictateur et sanguinaire Idriss Deby, organiser un forum national et mettre en place un gouvernement de transition qui doit s’en charger des élections, mais l’instauration d’une véritable démocratie au Tchad. Un objectif qui devra être atteint n’en déplaise au locataire – pour l’instant de N’djamena.
La bataille qui a secoué l’Est du Tchad il y a quelques jours, n’a pas entamé le moral des troupes des forces de l’Alliance Nationale. Au contraire ce sont des hommes requinqués qui s’apprêtent à lancer une nouvelle offensive contre les forces fidèles à Deby. Ouverte au dialogue, l’Alliance Nationale a exhorté le régime de N’djamena à des pourparlers pour décrisper la crise actuelle. D’un revers de la main, les caciques du pouvoir ont balayé la proposition de l’AN. Plus que jamais, Idriss Deby démontré aux yeux de la communauté nationale et internationale qu’il est prompt à la « politique va-t-en guerre ». Le Ministre de la Communication du Tchad a laissé transpirer l’attitude du gouvernement tchadien. Sur les antennes des médias internationaux notamment Canal 2 International, une chaîne de télévision camerounaise, le ministre Mahammat Hissene a déclaré le 18 juin 2008 que : « l’armée tchadienne avait remporté une victoire sans précédent et que la rébellion avait été matée, chassée et de nombreux rebelles ont été tués ou fait prisonniers ». Une hérésie. Une communication mensongère dont est passée maître le pouvoir usurpateur de N’Djamena. Le Général Touka Ramadan a franchi le Rubicon en parlant de « 162 morts coté de la rébellion ».
La coalition des forces d’Alliance Nationale dément avec la plus ferme énergie cette information mensongère. A preuve les journalistes de l’Agence France Presse ont pu se rendre compte sur la scène de combat que des chars et des véhicules de l’armée fidèle à Deby avaient été détruits ou calcinés. A la vérité, les forces de l’Alliance Nationale ont résisté à l’assaut des troupes de Deby. Pour des raisons tactiques, elles ont fait un repli stratégique. Ce geste d’ouverture mal apprécié par les faucons de N’djamena n’offre plus que la seule alternative de la lutte armée pour renverser le système politique actuel. Les troupes de l’AN s’organisent à présent afin de mettre définitivement en déroute le régime dictatorial de N’djamena. Les forces de l’Alliance Nationale sont gonflées à bloc pour de déstabiliser l’armée sanguinaire qui sème la désolation au Tchad. Une source proche des forces de l’Alliance Nationale parle des assauts répétés pour affaiblir l’armée à la solde de Deby. L’offensive de l’AN est annoncée pour un assaut final et dévastateur contre l’armée corrompue de Deby qui connaît de défection en défection dans ses rangs. L’armée de Deby sans honte a cru bon arrêter des mineurs, des enfants innocents dans les villes d’Am Dam, Am -zoer qu’elle brandit devant les cameras des chaînes de télévision pour véhiculer auprès de l’opinion internationale le faux cliché de l’enrôlement des enfants par les forces de l’Alliance Nationale. Faux, rétorquent les dirigeants de l’AN. « C’est de la manipulation politique et communicationnelle. Les images présentées à la presse participe d’un marketing pour vendre le triomphalisme des troupes de N’djamena », analyse un politologue tchadien.
L’option du dialogue rejetée par Idriss Deby Itno, l’AN considère le répit des hostilités comme un repli stratégique. Les troupes de l’AN sont suffisamment équipées et les volontaires tchadiens ne cessent de gonfler ses rangs pour en découdre une fois pour toute avec la farouche dictature qui a ruiné le Tchad .Idriss Deby aussi confiant qu’il « paraît » ne s’est pourtant pas rendu au sommet de la Cemac qui s’est ouvert ce mardi à Yaoundé. C’est le signe que la tranquillité ne s’est pas encore répandue dans toutes les pièces du Palais Rose. Du coté des forces de l’Alliance Nationale, la machine se rôde. Le compte à rebours ne s’est pas arrêté …
Par ABDALLAH CHIDI DJORKODEI