LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
Lors d'une conférence de presse qu'il a tenue à la fin de la première journée des discussions du 13ème Conseil exécutif de l'UA, qui regroupe les ministres des Affaiers étrangères des pays de l'UA, M. Ping a indiqué que la question du Zimbabwe était "sous examen".
"J'espère et je crois que nous allons en sortir (...) Donnez- nous du temps", a-t-il déclaré en répondant à plusieurs questions sur le même sujet.
L'ancien ministre gabonais des Affaires étrangères et élu président de la Commission de l'UA le 1er février 2008, Jean Ping a fait savoir que les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA, qui se réuniront en sommet du 30 juin au 1er juillet à Charm el-Cheikh, prendraient une décison sur le Zimbabwe.
Les choses sont en cours et il faut atteindre, a-t-il dit.
Evoquant les modalités de solution à la question zimbabwéenne, il a affirmé avoir entendu parler du modèle kenyan.
Le Kenya a connu une "période difficile" après les élections générales fin 2007, avant de former un gouvernement de coalition et de retrouver la "quiétude grâce à la volonté politique dont ont fait preuve les parties et à la mobilisation de la communauté internationale", a-t-il noté.
Le Zimbabwe a organisé vendredi le second tour de l'élection présidentielle qui devait opposer le président Robert Mugabe à Morgan Tsvangirai, dirigeant du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition). Ce dernier avait déclaré son retrait de la course à la présidence quelques jours avant le vote, affirmant que sa décision était motivée par les violences électorales et les actes d'intimidation contre son parti.