LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.

Dans l’Est du pays, terreau de la misère des populations soudanaises, le cynique Deby recrute des réfugiés pour alimenter les principales lignes de son offensive militaire.
Loin des projecteurs de la communauté internationale et du regard du HCR, le stratège de guerre laboure le sol du mercenariat d’Assoungha à Ouara, des faméliques déplacés et enfants soldats sont initiés à la kalachnikov. Des bouchées de pain, une poignée de sous : Le prix du ralliement des toroboros n’est pas une valeur boursière en hausse par ces temps de « crise de la faim ». Dans un marché de dupes, les lieutenants de l’autocrate recrute la « chair à canon », ces démunis à qui « ont donne le canon et pour qui le canon est donné ». Le tribut des affrontements de juin a été lourd. Les attaques – éclaires des troupes de l’Alliance Nationale ont décimées les principaux fronts des toroboros. Sur les routes de Goz-Beida, Am Zouer, ces légionnaires affidés à N’djamena se sont démobilisés devant la rudesse des combats.
Replié et affaibli, le soldat-Deby avec son armée – milice reconstitue un « nouveau rideau de protection » pour étouffer d’éventuelles offensives de l’AN avant la fin de la saison de pluie. Bahaï, selon des sources militaires dignes de foi, est en passe d’être érigé en nouveau sanctuaire à toroboro. Les jours d’incertitude et le spectre de l’AN amènent ainsi les pontes militaires du régime autoritaire tchadien à dresser une colonne de mercenaires en direction de l’arrière base des troupes de l’Alliance Nationale dans le Dar Sila.
Au soir du conflit tchado-tchadien, l’imposture et le cynisme de Deby envers des « chairs à canon » crieront justice.
Par D.L de N’djamena-matin