LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
Au cours de sa présidence de l’Union européenne, la France proposera à ses 26 partenaires une mise à jour de la Stratégie européenne de Sécurité adoptée en 2003, lorsque l’UE comptait 15 pays-membres.
Il s’agit de redéfinir les nouveaux défis européens en y inscrivant par exemple la lutte contre le terrorisme, et d’étudier les nouvelles menaces auxquelles l’Europe peut être confrontée.
L’objectif est d’assurer la réussite des opérations militaires en cours, dans les Balkans ou au Tchad (Eufor Tchad/RCA), ainsi que des opérations civiles engagées au Kosovo, en Afghanistan, au Congo ou en Guinée- Bissau. Il sera proposé de renforcer les capacités militaires et de gestion de crises et d’augmenter leur financement : une remise à niveau des flottes d’hélicoptères est nécessaire en Afghanistan ou au Tchad.
Le projet porte aussi sur un groupe aéronaval européen comprenant un porte-avions, des sous-marins de protection et des avions de reconnaissance. Dans cette relance de l’Europe de la Défense figure également la mise en commun de moyens de transports militaires aériens.
En complément de la formation offerte par le Collège européen de Sécurité et de Défense, le lancement d’un programme "Erasmus militaire" est envisagé pour les élèves-officiers des écoles militaires ; ces échanges entre écoles ont pour but d’assurer une meilleure interopérabilité entre officiers, lorsqu’ils seront plus tard envoyés sur le terrain.
Pour tous ces projets, un accord des pays de l’UE est nécessaire ; chaque état-membre décidera d’y participer ou non. Pour plus d’informations sur la mise en œuvre de la PESC et de la PESD (Politique étrangère et de Sécurité commune, Politique étrangère de Sécurité et de Défense), on peut consulter le site europa.eu. A consulter également le site défense et environnement