LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
La deuxième législature de notre cinquième République (2004-2009) est émaillée de plusieurs opérations et faits aussi insolites et inédits les uns que les autres. La plupart de ces faits et opérations ont des liaisons particulières et intenses avec la violence armée, la guerre, le brigandage, le banditisme et les trafics de tout genre.
Parmi les événements saillants de cette seconde législature, correspondant au deuxième mandat du Président de la République Tandja Mamadou et à la fonction raccourcie du Premier Ministre Hama Amadou, on note, sur le plan politique les faits historiques suivants : 1)- La poursuite de la gouvernance de M. Hama Amadou demeuré continuellement Premier Ministre depuis le 31 décembre 1999, malgré plusieurs remaniements ministériels de 2000 à 2004, et deux autres à partir de 2005 (à la fin de 2004).
Sans rupture aucune, M. Hama Amadou passe Premier Ministre de Tandja I et Premier Ministre de Tandja II. 2)- Un autre fait politique à haute résonance fut l’affaire MEBA, ce ministère de l’éducation de Base et de l’alphabétisation dont les deux titulaires de la gouvernance de Hama II furent évincés de leurs fauteuils, accusés de malversations financières et jetés en prison pour en sortir quelques mois après pour attendre leur comparution devant la Haute Cour de Justice. 3)- Le troisième fait et haut fait de cette seconde législature fut la chute du gouvernement de Hama II à la suite du vote d’une motion de censure le 31 mai 2007. 4)- Le quatrième de ces faits et événements fut l’affaire du fonds d’aide à la presse, un fonds d’une dotation de 180 millions de francs CFA, dont l’évaporation a entraîné la mise en accusation et l’emprisonnement de l’ancien Premier Ministre M. Hama Amadou. A la suite de ces actes, l’institution parlementaire et judiciaire de notre pays, les partisans de l’homme incarcéré à Koutoukalé se répandent en injures, insultes, menaces et provocations dans les artères et les places publiques de Niamey, cette ville devenue capitale du Niger en 1926 seulement. En liaison avec tous ces événements précités, on peut rapporter que la ville de Niamey est devenue une véritable poudrière. Desade son entourage est «Chef Lassa», un sergent-chef des forces armées du Niger à la retraite. Il a séjourné d’ailleurs à plusieurs reprises dans des prisons et sa radiation des effectifs de l’armée a été motivée d’ailleurs par ses vols de nuit. Le voici pris la main dans le sac, à la suite d’ailleurs d’une dénonciation non calomnieuse d’une femme honnête qui avait des difficultés de supporter l’existence des armes introduites par fraude dans le pays et entreposées dans sa chambre. Une seconde femme a signalé encore le dépôt par ce même individu de plusieurs caisses hermétiquement fermées dans sa case. Ainsi donc la boucle fut bouclée sur le trafiquant, importateur et peut-être déposant d’armes pouvant mettre à feu et à sang toute la ville de Niamey et même tout le Niger ! Qui donc veut de la guerre à Niamey ? Les autorités administratives, policières et judiciaires de notre pays doivent le faire savoir aux citoyens.