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LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.

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Affaire Hissein Habré: L’audace d’un nationaliste

Michelot Yogogombaye vient de jeter un pavé dans la mare. Reed Brody et ses affidés des droits de l’Homme doivent changer l’ossature de leur argumentaire au sujet de l’ancien chef de l’Etat tchadien.

Le dernier secrétaire-général adjoint du gouvernement tchadien vient de porter une charge contre la chape de mensonges qui incriminent injustement Hissein Habré. Le temps d’une sortie médiatique, Monsieur Yogogombaye a soufflé sur le château de sable de Human Right Watch.

 « Je demande à la justice sénégalaise de m’appeler à la barre. Je témoignerai pour mon Président, le Président El - hadj Hissein Habré ». L’audace et le courage politique de Yogogombaye se démarque des actes de trahisons des anciens hiérarques de Habré. Fière et fidèle à ses convictions, ancien secrétaire-général adjoint actuellement en exil en Suisse construit une réflexion autour de l’étiquette d’Etat de l’ancien dirigeant tchadien, non sans rappeler le contexte historique et géopolitique dans lequel s’est illustré le Président Habré.

 Symbole de  la résistance tchadienne, il a pu s’imposer face aux diktats orchestrés par les Occidentaux, les ONG et la Libye du belliqueux colonel Kadhafi. Le parcours de l’homme d’Etat, selon Yogogombaye, n’a pas été un long fleuve paisible. Il a ce triste épisode du « 12 février 1979 ». Une  blessure dans la mémoire de nombreuses familles.

L’histoire du Tchad à la fin de la décennie 70 présente des circonstances qui ne sauraient atténuées la responsabilité de Habré mais elles apportent une lumière sur le choix et les orientations politiques de l’ex chef d’Etat. « Au-delà des morts et les deuils qui frappaient de nombreuses familles tchadiennes, nous ne devons pas nous permettre de jeter notre mémoire collective en pâture. Nous ne devons pas oublier qu’Hissein Habré nous a fait rêver. Il nous a fait croire à un projet national : être tchadiens ! C’est aussi ça qui fait l’âme de la nation ». Loin du clientélisme, Yogogombaye  salue Habré qui instaura la Cour Martiale pour dissuader la clique des prévaricateurs des caisses de l’Etat. Nostalgie. Les caisses de l’Etat se porteraient mieux si celui que l’on vilipende, mène devant les bourreaux de la justice internationale, était encore au sommet de l’Etat.

Dans les salons lambris, les privilégiés du régime et autres collabos sont en agitation. Ils craignent que la pertinence de ces propos ne déchirent le manteau opaque de compromissions auxquelles ils se sont livrés pour jouir sur le dos du peuple des miettes lancés par le maitre de N’djamena et ses relais occidentaux. La vérité doit être dite au peuple dans le flou médiatique qui emballe l’image de l’ancien président. Un son de cloche nationaliste doit s’élève comme une clameur populaire pour réhabiliter l’honneur de l’homme d’Etat Habré maculé  par une justice internationale à géométrie variable.  La justice sénégalaise doit à présent comprendre que le mercantilisme judiciaire dans lequel le scalp de Habré est réclamé ne  fait pas honneur à l’Afrique toute entière. L’instrumentalisation de la justice internationale et les ficelles tirées dans l’ombre par l’illuminé Brody ne vise qu’à capter des royalties et une aura de « défenseur » des droits de l’homme sur l’Affaire Habré par tous ses détracteurs.

    L’audace de Michelot Yogogombaye doit faire tache d’huile dans la foule silencieuse et anonyme nationalistes pour qui l’ancien président demeure, malgré les fers de l’humiliation à Dakar, une référence patriotique.

 

Source: N’djamena-matin

Publié par ICIcemac

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