LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.

Le parlement zimbabwéen s'est rassemblé lundi malgré l'impasse des négociations sur le partage des pouvoirs visant à mettre un terme à la crise post-électorale.
Avant la cérémonie de serment, la police a arrêté deux membres du MDC qui entraient dans l'immeuble abritant le parlement, et n'a fait aucun commentaire sur ces arrestations, ont rapporté les agences de presse.
Juste après les élections de mars, la police a lancé une chasse à l'homme visant les officiels du MDC, accusés de meurtres, viols et violences électorales.
Pour sa part, le président Mugabe a nommé trois membres du sénat et huit gouverneurs de province, a rapporté lundi le media officiel zimbabwéen.
Le MDC a fait savoir que l'arrestation des deux membres du parti de l'opposition et la nomination unilatérale de M. Mugabe des sénateurs menaceraient les négociations en cours entre les deux partis.
« Clairement, ils ont choisi la voie de l'arrogance et de l' unilatéralisme ; c'est un coup grave porté à la confiance dans les négociations, » a ajouté le porte-parole du MDC, Nelson Chamisa.