LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
Lors de sa conversation téléphonique avec le Premier ministre britannique Gordon Brown, le président Medvedev a souligné que Moscou "respectait entièrement les principes" établis par MM. Medvedev et Sarkozy et qu'ils "restaient totalement valides", a indiqué le Kremlin.
La Russie a appelé au déploiement de davantage d'observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ( OSCE) dans la zone tampon, ainsi qu'à la supervision impartiale internationale de la direction géorgienne, a poursuivi M. Medvedev.
Moscou souhaite maintenir le dialogue constructif avec l'Union européenne (UE) et d'autres organisations internationales, a relevé le président russe.
A cette occasion, le président Medvedev a expliqué la raison pour laquelle la Russie a décidé de reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, selon le Kremlin.
Certains Etats membres de l'UE envisagent d'imposer des sanctions à l'encontre de la Russie lors d'un sommet extraordinaire de l'UE, prévu pour lundi à Bruxelles, sur la crise géorgienne.
Mardi, le président Medvedev a signé un décret consistant à reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, deux régions qui se sont séparées du pouvoir central géorgien durant les guerres du début des années 1990.
La Géorgie, une ancienne république de l'ex-Union soviétique qui devient un ferme allié des Etats-Unis, est en désaccord avec la Russie à propos des deux régions séparatistes et de sa candidature à l'OTAN et à l'UE.
Début août, la Géorgie a envoyé des troupes en Ossétie du Sud pour en reprendre le contrôle, ce qui a conduit à une contre- offensive militaire de la part de la Russie. Le conflit s'est terminé par un accord de cessez-le-feu entre Tbilissi et Moscou sous l'égide de la France.