La France pourrait soutenir une suspension de la procédure lancée par la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais Omar Hassan al Bachir sous certaines conditions. Bachir a été inculpé en juillet par le procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo, qui l'accuse de génocide dans le conflit au Darfour, région de l'ouest du Soudan. Ocampo a demandé à la CPI de lancer un mandat d'arrêt international envers le chef d'Etat soudanais et contre l'avis de l'Union africaine et de la ligue arabe. Plusieurs diplomates occidentaux ont estimé en privé que le lancement d'un mandat d'arrêt ferait plus de mal que de bien. L'ambassadeur de France aux Nations unies a déclaré mercredi que les attaques et meurtres au Darfour devaient cesser, que Khartoum devait ouvrir un "dialogue politique global" avec tous les groupes de la région, améliorer ses relations avec le Tchad voisin et juger deux responsables soupçonnés de crimes de guerre.