LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
"La Cour constitutionnelle est la plus haute instance chargée de la constitutionalité de l'ordre dans notre pays, nous allons respecter sa décision mais cela ne nous empêche pas de tout mettre en oeuvre pour que la justice soit respectable et transparente", a déclaré Thierry Maliyombo, le ministre de la Justice.
"Lorsqu'un magistrat commet une indélicatesse, il ne peut pas être sanctionné. Et si par la suite il est reconnu coupable d'un fait, la sanction ne peut être publiée", selon le ministre, "nous pensons que c'est de l'injustice pure et simple, c'est ce que nous avons voulu réformer".
"Malheureusement la Cour constitutionnelle qui est composée en partie des anciens magistrats et avocats a décidé autrement. Le gouvernement va continuer à prendre ses responsabilités", a-t-il ajouté.
Le projet de loi sur la reforme du Conseil supérieur de la Magistrature qui élargie les pouvoirs de l'exécutif sur le judiciaire avait été adopté par le Parlement le 5 septembre avant être rejeté par la Cour constitutionnelle.
Les magistrats reprochent que ce projet de loi controversé qui permet au ministre de la Justice de nommer ou de démettre un magistrat de Cours ou des tribunaux sans avis préalable du Conseil supérieur de la magistrature rendrait le Conseil une coquille vide.