LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
Mosiuoa Lekota, ancien président du Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud, a appelé samedi les Sud-Africains à se joindre à la campagne pour défendre la constitution contre les attaques de nouveaux dirigeants du parti.
Prenant la parole devant des milliers de membres mécontents du Congrès national africain à Langa, dans Le Cap, M. Lekota a cité de nombreuses déclarations de certains dirigeants de l'ANC comme preuves que la constitution du pays est en danger.
"Le principe qui demande que le peuple gouverne n'existe plus pour nous tous - il y a de sérieuses déviations. Nous devons nous assurer que tous les Sud-Africains se donnent la main pour défendre la constitution", a-t-il dit.
Pour M. Lekota, les déclarations de certains dirigeants de l'ANC appelant à une solution aux problèmes du président du parti Jacob Zuma ainsi que les menaces de tuer s'il ne devient pas le président du pays constituent des indications claires que la constitution n'est plus en sécurité.
"C'est maintenant le temps pour défendre notre démocracie", a-t- il affirmé.
M. Lekota a appelé tous les Sud-Africains qui respectent la constitution à prendre part à la prochaine convention nationale pour choisir finalement les mesures pour contrecarrer l'actuelle attaque sur les principes démocratiques.