LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
Le Groupe d'experts a été créé en 2005 initialement selon la résolution 1591 du Conseil de sécurité et est chargé de faire des recommandations au Conseil. Il doit notamment l'aider à identifier les personnes violant l'embargo sur les armes. Son mandat avait déjà été prorogé quatre fois depuis 2005.
Dans la nouvelle résolution, le Conseil de sécurité prie le Groupe d'experts de coordonner ses activités avec celles de l' Opération hybride Union africaine-ONU au Darfour (MINUAD), ainsi qu'avec celles menées à l'échelon international pour promouvoir le processus politique au Darfour.
Le Groupe d'experts est invité à indiquer les mesures pouvant réduire les violations et à atténuer les obstacles au processus politique, les menaces à la stabilité au Darfour et dans la région et les autres violations.
Le Conseil souligne son "ferme attachement à la cause de la paix dans le Soudan tout entier" et à l'application inté grale de l'Accord de paix global du 9 janvier 2005, qui a mis fin à plus de 20 ans de conflit entre le nord et le sud du Soudan.
Le Conseil souligne aussi son ferme attachement à l'application intégrale de l'Accord de paix pour le Darfour, ainsi qu'à la cessation de la violence et des atrocités au Darfour, qui "jette les bases d'un règlement politique viable et d'une sécurité durable" dans cette région.
Il déplore pourtant que l'Accord n'ait pas été pleinement appliqué par ses signataires ni signé par toutes les parties au conflit au Darfour.
Le Conseil de sécurité exige des parties au conflit qu'elles fassent preuve de modération et cessent leurs activités militaires, renoncent aux bombardements aériens et n'utilisent pas au Darfour des appareils de couleur blanche ou portant des inscriptions ressemblant à celles des appareils des Nations Unies.