LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
"Il ne peut avoir de négociations avec Al-Qaïda et il semble difficile d'y inclure les groupes talibans, comme celui de Baitullah Meshud et de Faqir Mohammad dans les zones tribales pakistanaise. En revanche, nous savons que 30 à 40% des troupes des talibans sont paysés pour se battre. Avec ceux-là, on peut se réconcilier", a affirmé le général américain dans l'entretien.
Le général Schloesser a admis qu'après la chute des talibans, " il n'a sans doute pas été correct de considérer qu'ils étaient vaincus".
"On a observé une transmission du père au fils chez les talibans agissant à la fois en Afghanistan et au Pakistan. Les jeunes ont des méthodes et des moyens inédits. Cette nouvelle expertise vient des mouvements d'insurrection", a-t-il indiqué.
Au sujet d'une déclaration du secrétaire américain à la Défense Robert Gates, qui avait affirmé le 15 octobre que les tribus afghans sont "à terme la seule solution pour faire reculer les talibans", le général Schloesser a affirmé vouloir associer des tribus au "développement" et à la "sécurité".
"Les premières années, les tribus représentaient une menace pour l'Etat afghan naissant. Mais elles sont un élément central de la guerre anti-insurrectionnelle. Elles quadrillent le territoire, elles peuvent être en mesure de s'opposer aux insurgés et représentent un puovoir non négligeable, l'opinion", a-t-il expliqué.