LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
La délégation de la communauté internationale comprenait aussi les représentants de l'Union africaine (UA), des Nations Unies, de l'Union européenne (UE), de la Ligue arabe, de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI).
Cette rencontre entre la délégation et le chef du pouvoir militaire mauritanien installé suite au coup d'Etat du 6 août dernier avait pour but de trouver des solutions à la crise politique et institutionnelle qui agite la Mauritanie depuis plusieurs mois.
A l'issue de l'entrevue avec le chef de la junte au pouvoir, le chef de la mission a déclaré que la communauté internationale vise à faire partie de la solution à la crise et non à accentuer les problèmes en Mauritanie.
Les émissaires de la communauté internationale, renforcés par quelques ambassadeurs de l'Union européenne en poste à Nouakchott, se rendront jeudi prochain dans le village de Lemden (250 kilomètres au sud-est de Nouakchott) pour rencontrer le président déchu, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, en résidence surveillée dans cette localité depuis le 13 novembre dernier.
Ils rencontreront également le ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la Coopération, Mohamed Mahmoud Ould Mohamedou.
Au terme de la mission, la délégation devra produire un rapport sur l'évolution de la situation politique dans le pays. Le rapport de la mission sera soumis à examen le 12 décembre prochain à l'occasion d'une réunion devant se tenir à Bruxelles. Ses conclusions auront une importance capitale dans le futur des relations entre Nouakchott et la communauté internationale.
La communauté internationale a vivement condamné le putsch en Mauritanie. Elle a exigé le retour à l'ordre constitutionnel et menacé la Mauritanie de sanctions et d'isolement.