Hun Sen a annoncé mardi 24 mars sa décision d'envoyer des forces cambodgiens dans ces deux pays, après le succès de la mission des démineurs envoyés par le royaume au Soudan. Le chef du gouvernement a donc accepté la proposition conjointe de Ban Ki-Moon et Abou Diouf, sans être en mesure pour l'instant de préciser la nature et l'importance des forces armées qui seront impliquées dans cette opération.
Selon Prak Sokhon, un haut conseiller du Premier ministre, « nous n'avons pas encore idée des forces à envoyer, nous avons juste accepté cette proposition et nous attendons d'en connaître les modalités exactes. Ce sont les camps de réfugiés, où vivent environ 700 000 personnes, situés entre le Tchad et la RCA, qui sont concernées par cette opération de l'ONU, car les forces européennes présentes sur place sont en fin de mandat. Abou Diouf et Ban Ki-Moon étaient d'accord sur l'envoi de forces cambodgiennes. Mais nous ne pouvons envoyer que des démineurs et les forces de maintien de l'ordre. En cas d'urgence, nous avons plus de 400 hommes opérationnels ».
« Le Cambodge se veut un pays de paix et malgré la présence encore actuelle de mines dans son sol il a la générosité d'aider les autres pays », a conclu Prak Sokhon.