LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
"Le gouvernement n'a jamais discuté avec qui que ce soit de l'envoi de troupes étrangères dans le pays", a déclaré Carlos Gomes Junior, aux journalistes à l'issue d'une audience avec Mari Alkatiri, envoyé spécial du président de Timor Oriental.
L'idée de l'envoi d'une force militaire ou de police en Guinée- Bissau, au titre de l'Union africaine (UA), sous mandat des Nations Unies, est une proposition de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), soutenue par la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP). Ce projet a été divulgué par le Premier ministre du Cap-Vert, José Maria Neves.
Selon le chef de l'exécutif bissau-guinéen, le plus important pour la Guinée-Bissau est de soutenir le programme de réforme et de formation des éléments des Forces pour la défense et la sécurité.
"Le gouvernement n'a jamais évoqué l'envoi d'un contingent militaire. Il existe d'un programme d'appui pour la formation des militaires", a-t-il affirmé.
Le Premier ministre bissau-guinéen a indiqué qu'il va soumettre ce programme à la communauté internationale au cours de la table ronde avec les partenaires de la Guinée-Bissau qui se déroulera lundi et mardi à Praia, au Cap-Vert.
"L'attente est forte sur cette rencontre de Praia, mais nous comptons sur la solidarité internationale", a dit Gomes Junior.