LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
N'DJAMENA - Les rebelles tchadiens, venus du Soudan voisin, ont affirmé jeudi poursuivre leur progression vers leur "objectif final" N'Djamena, laissant présager des combats qui ont conduit des agences humanitaires à réduire leurs activités dans l'est du Tchad.
"Nos forces progressent (...). Jusqu'ici, tout marche bien, selon nos stratégies", a affirmé un responsable de l'Union des forces de la résistance (UFR, alliance des rebelles tchadiens) dans un message électronique à l'AFP à Libreville.
"La seule fois où il y a eu combat a sol, c'était (mardi) vers Haraz Mangueigne", au sud de Goz Beïda, sans déplorer de mort, a-t-il ajouté.
Le ministre tchadien de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Ahmat Mahamat Bachir, a assuré mercredi que l'aviation tchadienne avait bombardé les rebelles et qu'il n'y avait pas eu de combat au sol. "Toutes les dispositions sont prises pour qu'ils n'avancent pas dans un sens ou dans un autre", avait-il ajouté.
Aucune des parties n'a fourni de bilan sur d'éventuelles pertes humaines depuis le lancement de l'offensive rebelle le 4 mai.
La situation sur le terrain inquiète vivement les agences humanitaires, qui craignent que des combats éclatent, les conduisant à réduire leurs activités dans les lieux accueillant une partie des quelque 450.000 réfugiés soudanais, centrafricains et déplacés qu'elles assistent dans l'est du Tchad.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a ainsi interrompu les distributions de nourriture à Goz Amir, et le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a fortement réduit son personnel à Koukou Angarana. Ces localités sont proches Goz Beïda.