LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.

N`DJAMENA, 23/06 - Les rebelles tchadiens ont accusé dimanche le président Idriss Déby de rejeter leurs appels au dialogue et déclaré qu`ils n`avaient donc pas d`autre choix que de maintenir leur pression militaire pour le renverser.
Le discours prononcé la veille par le président Idriss Déby dans lequel il a désigné le Soudan comme le responsable des attaques de rebelles intervenues depuis le 10 juin, a été interprété comme un refus de l`appel au dialogue par Ali Gadayé, porte-parole de l`Alliance nationale dans un entretien téléphonique avec Reuters.
Au cours d`un rassemblement pro-gouvernemental dans la capitale tchadienne, samedi, Déby a invité ses opposants armés, qu`il a qualifiés de mercenaires à la solde du Soudan, à rentrer au bercail.
Il n`a toutefois offert aucune concession aux rebelles, dont les colonnes attaquent régulièrement des localités faiblement défendues à la frontière avec le Soudan, dans l`est du pays, où les soldats européens de l`Eufor opèrent sous mandat de l`Onu avec mission de protéger les quelque 500.000 civils réfugiés en raison de la crise dans la région soudanaise du Darfour.
Prié de dire si les rebelles de l`Alliance nationale allaient maintenir leur pression militaire contre Déby, Gadayé a répondu: "S`il ne nous laisse pas d`autre option, que pouvons-nous faire?"
Khartoum accuse Déby de soutenir les rebelles soudanais du Darfour, mais dément les allégations de N`Djamena selon lesquelles le Soudan appuie les rebelles tchadiens.