LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
Un autre coup fumant vient d’être porter contre les caisses de la Sotel. Les charognards de Deby poursuivent le pillage à ciel ouvert des entreprises d’Etat et privées. Les caisses de la Sotel essuient un autre soubresaut de la boulimie financière du tsar Deby. Commissions faramineuses, pots de vin et agonie financière : Chronique d’un crime économique à la Sotel.
La clique de Deby souffle le froid et le chaud sur les comptes de la Sotel. La cosa nostra et son parrain de dictateur-voyou ont fait main basse sur des créances de l’Etat appartenant à la Sotel. La pièce centrale de ce rapt n’est autre que le truculent Adoum Younousmi, collecteur national de fonds. Il s’est attaché les bons et maffieux services d’un groupe malaisien, comme quoi un dragon asiatique peut remuer les fonds distraits sous les tropiques ! La prestidigitation financière s’est opérée par le truchement d’Eco Bank.
Dans l’ombre et loin des regards curieux, la nébuleuse transaction a été ficelée par Ali Mardo, Directeur des affaires financières du Ministère des Postes et de
Technologies et Habib Ibn Arabi. Sous le contrôle « supérieur », du collecteur national de fond.
La transaction avec le groupe malaisien a fait couler une dizaine de milliards, captée à la source par Adoum Younousmi. Vive les fonds occultes de Deby. La dictature a encore de beaux jours, engraissée comme elle est par les rentes du braquage au sommet. Dommage pour la Sotel. Aucun radis n’a échoué dans le compte de cette entreprise spoliée par un vaste réseau d’hommes affaires véreux, ministres et banquiers. Avec d’importantes commissions et pots de vin, Ali Baba couleur tchadienne (Adoum Younousmi) a arrosé tout le circuit sinueux emprunté par les fonds des créances de l’État appartenant à la Sotel Tchad.
C’est ainsi que la signature de la convention de la créance pour la partie tchadienne a été signée, sans résistance alimentaire, par le Ministre des finances sortant Abbas, grand récidiviste dans les caisses de la Sotel, le Ministre des Telecom Garfa et le Dg de Sotel.
L’histoire d’indélicatesse financière se répète dans les caisses de la Sotel. L’argentier national et nouveau SG de la Beac avait porté tout récemment un coup fumant dans les comptes de Sotel Tchad. 24 milliards s’étaient alors volatilisés au terme d’une transaction orchestré par le Minfi sortant Abbas avec la complicité de la CBT du milliardaire camerounais Fotso.
Idriss Deby et les apparatchiks de N’djamena dévalisent les entreprises pour faire main basse sur la fortune publique et consolider à coup de perfusion de milliards un pouvoir vacillant. Le régime tchadien ne tient plus que sur le fil des crimes économiques.
Abbas Birké
birke@live.fr
Source: Blog Waldari