LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
Les pourparlers sont entrés dans l'impasse sur la question de savoir qui dirigera un éventuel gouvernement d'unité, selon des sources proches des négociateurs se trouvant dans un lieu tenu secret dans la capitale administrative de l'Afrique du Sud, Pretoria.
Le MDC insiste sur le fait que son leader Morgan Tsvangirai dirige le gouvernement d'unité, car il a remporté le plus de voix lors du premier tour de l'élection présidentielle du pays, bien qu'il n'ait pas obtenu la majorité absolue, selon les mêmes sources.
De son côté, le ZANU-PF campe sur sa position, rejetant tout marché consistant à ne pas reconnaître la victoire de son leader Robert Mugabe lors du second tour de la présidentielle, lequel a été boycotté par M. Tsvangirai, qui a cité diverses raisons notamment celles des violences politiques contre ses partisans.
Jusqu'ici, M. Mugabe n'a ni désigné de nouveau gouvernement ni fait prêter serment à un nouveau parlement.
Les négociations tenues loin de la presse, ont officiellement commencé jeudi après que les deux parties eurent signé un accord sur le cadre des discussions.
En mars, le président sud-africain Thabo Mbeki, a été chargé par la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) composée de 14 membres d'offrir ses bons offices entre les parties rivales au Zimbabwe.