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LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.

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Condamné à 3 000 ans de prison, mais libéré après 20 ans

Jose Ignacio de Juana Chaos est sorti de sa prison à pied ce matin près de Madrid aux alentours de 7h, entouré de sa femme et de ses deux avocats. Et selon les photographes, Jose Ignacio de Juana Chaos, qui aura passé 23 ans en cellule, est apparu beaucoup moins fatigué qu'ils ne s'y attendaient, puisque l'ancien membre d'ETA était encore en grève de la faim il y a trois jours.

Une grève qu'il avait commencée le 16 juillet dernier pour protester contre « un acharnement de la presse », dit-il mais surtout des juges au sujet de son patrimoine et du remboursement éventuel des victimes des 25 assassinats dont il a été reconnu coupable.

En fait, si on compte toutes les peines cumulées pour ces 25 assassinats perpétrés au cours d'attentats on arrive à un total de 3 000 ans de prison ! En Espagne, il n'y pas longtemps que le grand public connaît Jose Ignacio de Juana Chaos. En fait, ce sont ces grèves de la faim qui l'ont rendu célèbre, avant celle de cette année.

Il en a observé deux autres dont la plus longue l'année dernière qui avait contraint le gouvernement à lui accorder un régime de semi liberté. A l'époque il avait d'ailleurs été hospitalisé pour son état de faiblesse. Madrid ne voulait surtout pas qu'il meure, il aurait été un martyr qui aurait sans aucun doute servi la cause des indépendantistes basques
















Jose Ignacio de Juana Chaos, l'un des terroristes les plus violents de l'histoire de l'ETA a été libéré ce matin. Il vient de passer plus de 20 ans en prison pour 25 assassinats, mais à l'origine il avait été condamné à plus de 3 000 ans de prison. Cette libération a provoqué la colère des familles des victimes car en prison il a écrit plusieurs fois pour un journal indépendantiste et n'a manifesté aucun remord. L'indignation est d'autant plus forte que, hasard du calendrier, sa libération a lieu 40 ans tout juste après le premier assassinat planifié par l'ETA, le meurtre d'un policier franquiste. C'était le 2 août 1968.

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