LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
Il convient de distinguer la position de la France à l’égard de la Cour pénale internationale et ce qui est attendu des autorités soudanaises pour la résolution de la crise au Darfour.
La France souhaite que les procédures de la CPI soient respectées
Pour ce qui est des deux décisions déjà prises par la CPI, à savoir les mandats d’arrêt à l’encontre de M. Haroun et de M. Kushayb, nous demandons que le Soudan se conforme à ses obligations internationales. Concernant la procédure en cours visant le président soudanais et qui fait l’objet d’une instruction interne à la cour, et donc pas à ce stade d’une décision, il n’y a pas de négociations menées par la France.
Crise du Darfour
Sans lien avec la position de la France concernant le respect des procédures par le Soudan, nous attendons des autorités soudanaises pour résoudre la crise du Darfour :
-le cessez-le-feu plein et entier, à cet égard nous sommes extrêmement préoccupés des opérations terrestres et aériennes récentes menées par les autorités soudanaises au Darfour
-l’implication dans un dialogue politique inclusif
-la normalisation des relations entre le Soudan et le Tchad
-la coopération pleine et entière avec l’ONU et l’Union africaine pour ce qui concerne le déploiement de la MINUAD. Nous avons pris connaissance des déclarations des autorités soudanaises affirmant que les retards dans le déploiement de la MINUAD seraient imputables aux Nations unies. A nos yeux, les problèmes concernant le déploiement de la MINUAD sont, pour la plupart, liés aux difficultés diverses dont les autorités soudanaises sont responsables.
- le respect des décisions déjà prises par la CPI concernant les deux mandats d’arrêt.