LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.
"Je tiens à croire que ce n'est pas une affaire close et qu'il reste possible au moins de rouvrir cette affaire avec les Kirghiz et de parvenir à un accord", a confié M. Gates aux journalistes au cours d'une réunion informelle des ministres de la Défense de l'OTAN à Cracovie, dans le sud de la Pologne.
"Si nous ne sommes pas capables de le faire dans les termes raisonnables, alors nous développons des méthodes alternatives d'obtention d'un réapprovisionnement et des personnes pour l'Afghanistan", a-t-il indiqué.
M. Gates avait affirmé jeudi que Washington était prêt à payer davantage pour l'utilisation de la base de Manas.
Le parlement kirghiz a voté jeudi pour approuver la fermeture de la base de Manas située à la périphérie de la capitale, Bishkek, et le président Kourmanbek Bakiev a promulgué vendredi la loi, mettant un terme à l'accord de location avec les Etats-Unis.
Le ministère des Affaires étrangères kirghiz a indiqué avoir officiellement notifié la fermeture de la base aérienne à l'ambassade des Etats-Unis à Bishkek, en lui accordant 180 jours pour faire partir ses troupes de la base.
L'accord américano-kirghiz sur l'utilisation de la base de Manas a été signé en 2001, alors que les Etats-Unis ont lancé la guerre en Afghanistan.
La base joue aujourd'hui un rôle important dans le transport des troupes et des équipements, ainsi que des livraisons de carburant pour les avions militaires, en Afghanistan.
L'OTAN a indiqué jeudi que la fermeture de la base aérienne ne pourra pas avoir aucun effet direct sur les opérations de l'alliance en Afghanistan. Le porte-parole de l'OTAN, James Appathrai, a affirmé qu'il y a beaucoup de flexibilités dans la chaîne d'approvisionnement en logistique pour l'OTAN et ses alliés.