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LA RÉVOLUTION AU SENS PREMIER DU TERME.

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ONU : un nouveau parcours difficile dans la réforme du Conseil de sécurité

Avec le lancement des  négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de  sécurité, les Nations Unies ont initié une nouvelle tentative de  restructurer leur organe le plus puissant.  

     Les ambassadeurs des 192 Etats membres de l'institution  mondiale se sont réunis en petits groupes à huit-clos jeudi pour  relancer un processus qui a duré des décennies sans aboutir jusque là à des résultats significatifs.  

     Les analystes estiment qu'à la lumière de la complexité de la  question et de ses très importantes implications, le chemin à  parcourir sera parsemé d'obstacles que seul un consensus  international sera capable de surmonter.  

     LA NECESSITE D'UNE REFORME   

     En dépit du caractère complexe de cette question, la grande  majorité de pays ont supporté la restructuration d'un Conseil qui  est largement resté inchangé depuis sa création dans les années  1940.  

     Lorsque le Conseil a tenu sa première session le 17 janvier  1946 à Londres, il avait cinq membres permanents avec le droit de  veto, à savoir la Chine, la France, l'Union soviétique, la Grande- Bretagne, et les Etats-Unis, ainsi que six membres non-permanents  élus sur la base régionale et pour un mandat de deux ans. En 1965, le Conseil a été élargi pour accueillir quatre autres sièges non- permanents et a maintenu depuis lors le nombre total de ses  membres à 15.  

     Avec un nombre croissant des membres de l'ONU et face aux défis du nouveau siècle, la plupart des pays s'accordent sur le fait que le Conseil de sécurité, fondé sur les cendres de la Seconde guerre mondiale, ne peut plus refleter pleinement les réalités  d'aujourd'hui.  

     L'un des problèmes chroniques est la sous-représentation des  pays en voie de développement qui représentent plus des deux-tiers des Etats membres de l'ONU.  

     Une plus forte présence des pays en voie de développement, en  particulier les Etats africains, aiderait mieux le Conseil à  endosser sa responsabilité première de maintien de la paix et de  la sécurité internationales.   

     PAS DE SOLUTION SIMPLE   

     Les analystes soutiennent qu'une réforme du Conseil de sécurité  ne revient pas à une simple admission de quelques autres membres.  

     D'après une résolution adoptée par l'Assemblée générale des  Nations Unies en septembre dernier, la taille d'un Conseil élargi  est seulement l'une des principales questions devant être  discutées au cours des négociations intergouvernementales.  

     D'autres sujets concernent les catégories de membres, la  question du veto, la représentation régionale, les méthodes de  travail du Conseil de sécurité ainsi que sa relation avec  l'Assemblée générale. 

     C'est la conjonction de toutes les questions relatives qui  forme la base d'une réforme qui rendrait le Conseil plus  représentatif, redevable et efficace.  

     Depuis 1979, lorsque l'Assemblée a introduit pour la première  fois la réforme du Conseil de sécurité dans son agenda à la  demande de dix pays en développement, plusieurs propositions et  initiatives ont été présentées. Jusque là, aucun progrès sensible  n'a été obtenu.  

     L'un des facteurs ayant empêché le progrès est la rivalité  régionale, avec des groupes d'intérêt différents bataillant sur ce à quoi devrait ressemblé le Conseil.  

     En fait, des concurrences intenses ont causé une profonde  division au sein des Etats membres de l'ONU.  

     Par conséquent, une solution globale qui sert les intérêts et  préoccupations de tous les groupes régionaux obtiendrait les  faveurs de la plupart des pays par rapport à celle qui aborde  simplement le statut de membre d'un petit nombre d'Etats.  

     D'après l'ébauche d'une "feuille de route" présentée par le  président de l'Assemblée générale, Miguel d'Escoto Brockmann, la  première série de négociations se tiendra en mars et avril pour  discuter des sujets clé relatifs à la réforme du Conseil de  sécurité, avec une seconde série prévue pour mai.  

     Les analystes estiment qu'il est peu probable que les  négociations aboutissent à des progrès significatifs très bientôt, en raison des profondes divisions entre les groupes régionaux.

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